Bucarest, 23 nov(Rompres) - De nouvelles données relatives aux élections pour le Parlement
européen et au référendum du 25 novembre, la dépréciation du leu et l’ascension de l’euro, l’entretien
du ministre roumain des Affaires étrangères avec son homologue grecque sont les principaux sujets
abordés par la presse bucarestoise de ce vendredi.
Les scrutins du 25 novembre, consacrés aux euroélections et au référendum sont à l’attention de la plupart des journaux bucarestois.
Le quotidien Evenimentul Zilei publie un article intitulé "Tout sur le vote" et Gândul paraît avec une édition spéciale dédiée au double scrutin de dimanche prochain.
Sous le titre "Basescu au sujet du vote uninominal de Tariceanu : C’est un faux !", Ziarul Financiar précise que le président Traian Basescu a déclaré jeudi que, si le référendum pour le vote uninominal organisé dimanche prochain, aux côtés des euroélections, est "manqué", l’actuel type de vote, sur les listes, restera valable, parce que la loi électorale assumée par le gouvernement "est un faux".
"Si le référendum est manqué, nous aurons le même vote sur les listes parce que la loi du
gouvernement est un faux", a dit le chef de l’État. Répondant à la question de savoir lequel des deux
scrutins était plus important, M. Basescu a dit : "Les deux sont très importants, mais le référendum est
fondamental pour la réforme de la classe politique". Il a dit jeudi à MTV qu’il serait dommage que les
jeunes ne se rendent pas au urnes.
"Plus de 50 000 employés du ministère de l’Intérieur garderont les sections de vote", annonce
Ziarul Financiar.
Le nombre des électeurs pour les représentants de la Roumanie au Parlement européen est de
18 267 639, qui devront se présenter aux 34 678 sections de vote. Plus de 50 000 employés du
ministère de l’Intérieur et de la Réforme administrative garderont les sections. Les sections de vote ont
été établies : il y en a 34 678 (17 339 pour chaque processus de vote) où les électeurs pourront
exprimer librement leurs options.
Au nombre des sections de vote du pays s’ajoutent 190 organisées par le ministère des Affaires
étrangères (181) et le ministère de la Défense nationale (9). Pour éviter toute confusion vis-à-vis du déroulement des euroélections et du référendum, les sections de vote seront délimitées et indiquées de
manière adéquate, la distinction entre celles-ci étant faite par un indice supplémentaire "RVU"
(référendum vote uninominal) dans le cas des sections destinées au référendum national.
Le ministre des Affaires étrangères, Adrian Cioroianu, souhaite ranimer "un peu" la trilatérale
Roumanie-Bulgarie-Grèce, écrit le quotidien Adevarul, se référant à l’entrevue du chef de la
diplomatie roumaine avec son homologue grecque, Dora Bakoyannis.
"La Roumanie et la Grèce souhaitent ranimer un peu la trilatérale Roumanie-Bulgarie-Grèce",
a déclaré le chef de la Diplomatie roumaine, Adrian Cioroianu, à l’issue de l’entretien de jeudi avec son
homologue grecque, Dora Bakoyannis.
En principe, le système des trilatérales représente une forme de coopération sous-régionale, qui fonctionne selon des principes établis d’un commun accord par les pays participants. Les objectifs,
les domaines de coopération, les mécanismes et le cadre juridique sont différents en fonction des
intérêts des États membres. La Roumanie fait partie aussi d’autres trilatérales : avec la Bulgarie et la
Turquie, avec l’Ukraine et la République de Moldavie, avec l’Ukraine et la Pologne, avec la Hongrie et
la Serbie ou avec la Bulgarie et la Serbie.
En réalité, le système des trilatérales a fonctionné beaucoup mieux théoriquement et n’a été invoqué qu’à l’occasion des rencontres politiques et n’a produit aucun effet diplomatique visible ou
d’envergure. Selon le MAE, l’initiative des trilatérales à laquelle la Roumanie participe appartient en
général, à partir de 1997, à notre pays.
Dans un autre ordre d’idées, Cioroianu a annoncé hier l’intention de la Grèce d’allouer à la
Roumanie 70,5 millions d’euros, en vertu d’un projet grec de reconstruction et de développement
économique dans les Balkans.
Le journal Romania libera publie une interview de Dora Bakoyannis, la ministre grecque des AE, dans laquelle celle-ci aborde les relations entre la Roumanie et la Grèce dans le contexte de la
promotion de l’agenda régional.
Le leu (la monnaie nationale) a été hier le champion de la dépréciation, étant la monnaie avec
le rythme de dévalorisation le plus élevé au monde, et sa chute menace les prix et la stabilité
financière, écrit Romania Libera en référence aux avertissements des spécialistes.
Dans ce contexte, Ziarul financiar écrit que l’euro a grimpé jeudi à 3,65 lei, un niveau
maximum des 21 derniers mois, soutenu par des achats agressifs par les investisseurs étrangers, qui se sont retirés du marché local.
"Les membres de la direction de la Banque nationale de la Roumanie n’ont pas encore fait des déclarations publiques pour chercher à tempérer l’évolution rapide à la hausse du taux de change. La BNR a rendu publique hier une interview accordée par le gouverneur Mugur Isarescu en Afrique du
Sud, la semaine dernière, dans laquelle celui-ci affirme que la banque centrale cherche à intervenir le
moins possible bien qu’elle se réserve la liberté totale d’agir sans une annonce claire et sans
commentaires à cet égard", selon le journal cité. Le seul commentaire officiel a été celui de Lucian
Croitoru, conseiller du gouverneur de la BNR, selon la même source.
La compagnie pétrolière du Kazakhstan, KazMunaiGaz, finalisera aujourd’hui le paiement
pour la paquet d’actions représentant 75% du capital du groupe Rompetrol, a déclaré le 22 novembre, à
Bucarest, le président du groupe, Uzakbay Karabalin, selon les journaux Adevarul et Ziarul financiar.
Celui-ci n’a pas souhaité préciser le montant de la transaction. Il a ajouté que le groupe pourrait acheter
aussi les autres 25% des actions de Rompetrol.