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Les progrès que la Roumanie a enregistrés pendant la période de transition devraient convaincre ceux qui ont des doutes sur l’élargissement de l’UE, a affirmé le Premier ministre Tariceanu
Le samedi 28 janvier 2006
![]() Bucarest, 28 jan/Rompres/ - La transformation de la Roumanie d’une dictature de type stalinien en une démocratie européenne ne doit pas être sous-estimée et les progrès enregistrés par la Roumanie pendant les environ deux décennies de transformations doivent convaincre tous ceux qui ont des doutes sur l’élargissement de l’UE, a affirmé le Premier ministre Calin Popescu-Tariceanu dans une interview à la publication électronique EUpolitix de Bruxelles. Les Roumains ont recouvré avec des sacrifices, en 1989, des libertés que beaucoup d’Européens tiennent pour acquis, selon Calin Popescu-Tariceanu qui se dit persuadé que les Occidentaux peuvent en tirer des enseignements en ce qui concerne le renouvellement politique. "Nous apprécions beaucoup ces choses. Les Roumains souhaitent eux aussi la prospérité, mais ils sont conscients qu’ils doivent travailler beaucoup pour cela. Les Européens peuvent regarder ces choses d’un air blasé ; ils devraient regarder les pays européens qui ont enregistré des progrès immenses. Cela pourrait constituer, à mon avis, l’une des leçons les plus importantes pour les pays occidentaux : la façon dont nous avons amélioré nos institutions démocratiques et la vie démocratique", a-t-il déclaré. Le Premier ministre Tariceanu estime aussi que l’UE doit offrir aux pays des Balkans une perspective politique de progrès, afin d’éviter le risque d’une nouvelle période de tensions dans la région. C’est la raison pour laquelle, Calin Popescu-Tariceanu affirme que la Roumanie ne peut pas rester indifférente aux débats sur l’avenir de l’élargissement de l’UE. "Je pense que les gens doivent être informés sur les conséquences de l’élargissement, parce qu’il existe une tendance très puissante de préoccupation, voire de crainte, à l’égard de ce processus, notamment après le rejet de la Constitution européenne par les référendums de France et des Pays-Bas", a déclaré le Premier ministre roumain à EUpolitix. "Je souhaite que la Roumanie soit évaluée sur la base de ses propres mérites et de sa capacité d’accomplissement des engagements pris", a souligné Tariceanu. "Ces 12 derniers mois, après la clôture des négociations d’adhésion, nous avons prouvé que nous avons cette capacité. Je suis persuadé que nous aurons une évaluation correcte des progrès de la Roumanie, donc il ne sera pas nécessaire d’activer la clause de sauvegarde", a conclu le chef de l’exécutif roumain. Page visitée 67 fois. Version imprimable |
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