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Les managers roumains ne stimulent pas leurs employés


Le  mardi 5 août 2008

Les managers roumains se concentrent presque exclusivement sur les résultats de l’entreprise et l’accroissement des affaires, comme dans tous les marchés émergents, mais perdent de vue les questions relatives à l’organisation interne, telles que la motivation du personnel et l’optimisation des processus, dit Harry Meintassis, directeur général de la société de conseil en ressources humaines Hay Group Roumanie, filiale de l’une des entreprises au plus haut profil au niveau mondial.

"Les Roumains sont de bons gestionnaires lorsqu’il s’agit d’organiser et tracer les tâches des autres, mais ils délaissent beaucoup dans la capacité d’inspirer les employés, n’offrant pas cette « vue d’ensemble » pour leur faire voir ce qu’ils ont gagné », a déclaré, pour Business Standard, Harry Meintassis.

Une autre faiblesse des managers roumains, déclare le chef de Hay Group, réside au manque d’encourager le travail d’équipe, ce qui pourrait être un moyen d’accroître la productivité et une solution à la crise du personnel, suppléant les difficultés de recrutement de personnel.

Selon Meintassis, la fluctuation de personnel sur le marché local est très importante aussi à cause de l’inefficacité de gestion pratiquée dans les entreprises en Roumanie.

Selon Meintassis, la croissance de la productivité est obtenue non seulement par des investissements techniques, mais également en stimulant l’engagement de personnes envers l’entreprise. "La productivité est un terme économique, mais ce que l’on attend du personnel est s’impliquer dans l’évolution de l’organisation », explique le directeur de Hay Group. La culture organisationnelle est un produit du leadership, unique pour chaque organisation. Dans un processus de recrutement, considère Meintassis, la combinaison entre les compétences des candidats et leur compatibilité avec les valeurs organisationnelles est le critère qui doit sous-tendre le recrutement.

Le taux de rétention du personnel sur le marché roumain est réduit, et une des raisons est l’inefficacité du leadership pratiqué par les entreprises en Roumanie, a déclaré Harry Meintassis. Bien que le salaire soit une raison importante pour le changement de travail, un employé attaché à l’entreprise ne la quitte pas pour une meilleure offre de salaire, mentionne le directeur de Hay Group.

"Vous ne pouvez pas acheter l’engagement en faveur de la société, il doit être développée. Les dirigeants doivent être en plus des visionnaires et moins orientés vers l’organisation et le contrôle," dit Meintassis. Sur les marchés émergents, les entreprises investissent massivement dans les processus, accroître la productivité grâce à l’acquisition de matériel, contrairement aux marchés des pays développés, où on investit dans le développement du leadership, si évident dans les budgets des ressources humaines, ainsi que dans l’attitude de la direction. Toutefois, le directeur de Hay Group a déclaré que, dans les entreprises roumaines, il commence à y avoir un intérêt croissant dans le maintien et la motivation des hommes par la compagnie, promu en particulier au niveau du chef de la direction, et non par les spécialistes des ressources humaines dans les entreprises, dans le contexte d’une concurrence accrue pour attirer la main-d’œuvre.

L’élément de leadership auquel les roumains réagissent le mieux est la possibilité de développement et de prendre des décisions, de jouir de la confiance des supérieurs. Développer les compétences en leadership dans une organisation doit partir du management d’en haut afin qu’il puisse ensuite être étendus à tous les niveaux inférieurs et que les gestionnaires s’inspirent de cet exemple.

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Article paru dans myBank.ro, traduit du roumain par Investir-Roumanie.


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