|
||||||
|
Vous êtes dans Accueil
→ Actualités
→ Archives actualités
→ Archives actualités Janvier 2006
Le président Traian Basescu : L’intégration à l’UE au 1er janvier 2007 est l’objectif majeur de la politique étrangère de la Roumanie en 2006
Le vendredi 20 janvier 2006
![]() Bucarest, 20 jan/Rompres/ - L’intégration à l’Union européenne au 1er janvier 2007 est l’objectif majeur de la politique étrangère de la Roumanie en 2006, a déclaré vendredi le président Traian Basescu dans le discours prononcé lors de la rencontre annuelle avec les représentants du corps diplomatique accrédité à Bucarest. "En 2006 notre seule priorité est l’intégration à l’Union européenne", a souligné le chef de l’État ajoutant que la Roumanie n’a pas dans le programme d’alternative au report de l’intégration après le 1er janvier 2007 et a précisé que l’adhésion à cette date dépend seulement des efforts de politique intérieure visant l’accomplissement de toutes les obligations assumées envers l’UE par le Traité d’adhésion. Le président Basescu a assuré les ambassadeurs des États membres de l’UE que les autorités roumaines sont déterminées à respecter ces obligations. Par ailleurs, le président a remercié les représentants des sept États membres de l’UE dont les Parlements nationaux ont déjà ratifié le Traité d’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie et a affirmé que les efforts diplomatiques seront intensifiés afin de convaincre les législatifs des autres 18 États membres que la Roumanie mérite d’être membre de l’UE à partir du 1er janvier 2007. Le chef de l’État a affirmé que la Roumanie salue l’ouverture des négociations d’adhésion avec la Croatie, l’octroi à la Macédoine du statut de pays candidat à l’intégration et la signature des accords d’association à l’UE avec la Serbie-Monténégro, la Bosnie-Herzégovine et l’Albanie et a fait part de la disponibilité de Bucarest pour partager aux gouvernements de ces États balkaniques de l’expérience accumulée dans le processus de négociation avec l’Union. Par ailleurs, selon Traian Basescu, la Roumanie soutient la reprise au moment opportun du processus de ratification du Traité constitutionnel, étant persuadée que dans le contexte de la globalisation l’Union ne devrait pas rester un simple marché économique, mais acquérir des volets politiques lui permettant de s’affirmer. Le président a rappelé que la Roumanie travaille en ce moment à l’élaboration d’un document de travail visant le futur statut international de la province du Kosovo et a souligné que le point de vue de Bucarest soutient l’octroi d’une large autonomie, mais exclue l’indépendance et la modification des frontières. En ce qui concerne la relation avec la République de Moldavie, le président Basescu a affirmé qu’en 2005 cette relation a été relancée sur la base du principe "une seule nation dans deux États indépendants" et a assuré Chisinau qu’en 2006 il peut compter sur le soutien de la Roumanie à sa politique étrangère et au règlement des problèmes économiques. "La Roumanie accordera en 2006 une attention spéciale au destin européen de la République de Moldavie et nous souhaitons que l’Union européenne aborde pour la République de Moldavie une feuille de parcours similaire à celle qui a été offerte aux États balkaniques", a dit le chef de l’État exprimant sa conviction que "l’unification de la nation roumaine se fera à l’intérieur de l’UE". Le président a réitéré aussi le point de vue roumain sur la mer Noire faisant valoir le fait que bien que la garantie de la sécurité énergétique de l’UE dépende de cette région celle-ci a un potentiel déstabilisateur par la présence des "conflits gelés" et sa transformation en un pont pour le trafic illégal de personnes, de drogues et d’armement. Le chef de l’État a dit que les solutions que la Roumanie offre pour 2006 aux problèmes de cette zone visent l’octroi d’une attention accrue par l’UE et l’OTAN à cette région, la création du cadre de développement de la coopération économique lors du Forum de la mer Noire, qui sera accueilli par notre pays l’été prochain, la matérialisation du projet sur une euro-région pontique. Par ailleurs, le président Basescu a tenu à souligner que les tentatives d’exclusion des grandes puissances régionales, la Fédération de Russie et la Turquie, des projets de coopération de la région sont erronées et la Roumanie souhaite consolider sur des bases de confiance réciproque et de collaboration économique l’ouverture réalisée en 2005 dans la relation avec Moscou. Quant à la situation au Moyen Orient, le chef de l’État a réaffirmé le soutien de la Roumanie à la façon dont le gouvernement israélien déroule le processus de paix et s’est dit inquiet à l’égard de la politique nucléaire de la direction de l’Iran et a fait appel à la reprise du dialogue avec la communauté internationale sur ce thème afin de garantir la sécurité des États de la région. Par ailleurs, la Roumanie maintiendra les engagements antérieurs assumés en ce qui concerne la participation militaire en Irak et ne retirera les troupes du territoire de ce pays que sur la demande du gouvernement de Bagdad et en accord avec les États alliés, a assuré le président Basescu. Il a affirmé que la Roumanie poursuivrait en 2006 la politique de renforcement des relations avec les États arabes et les pays de l’Asie du sud-est, la visite qu’il effectuera ce printemps en Chine et en Inde représentant le principal point à l’agenda de ce processus. Par ailleurs, la Roumanie profitera de la chance de l’organisation en septembre à Bucarest du sommet de la francophonie auquel seront présents 63 chefs d’État et de gouvernement et proposera la réforme de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF) afin de permettre aux "États francophones d’être plus présents dans le concert des États du monde". La diplomatie roumaine prêtera aussi une attention spéciale aux relations avec les Roumains de la diaspora et des États voisins. La Roumanie s’assurera que les droits des minorités roumaines des pays voisins seront respectés en conformité avec les normes européennes, tout comme les droits des minorités de Roumanie sont respectés. Le chef de l’État a tenu à souligner que le budget alloué pour 2006 pour les relations avec les Roumains de la diaspora est de beaucoup amélioré par rapport aux années antérieures. Page visitée 75 fois. Version imprimable |
||||||
|
|
||||||