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Le marché des espaces de bureaux de Roumanie pourrait répéter "le syndrome Varsovie"

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Bucarest, 24 jan/Rompres/ - L’idée de la grande affaire avec des espaces de bureaux a été bénéfique au milieu d’investissements roumain peu avant 2000, mais à présent le danger existe de l’apparition du soi-disant "syndrome Varsovie", explique à la Rompres Artur Silvestri, professeur de gestion immobilière à UFI Bruxelles.

"Quand la Pologne s’apprêtait à adhérer à l’Union européenne, l’explosion des affaires avec des bâtiments de bureaux était devenue obsessive, de sorte que la multitude d’espaces qui auraient dû couvrir un déficit soupçonné seulement était étonnante par volume et diversité. C’était un calcul erroné et les prévisions, triomphalistes.

Ainsi, une partie impressionnante des bureaux apparus à Varsovie n’a pas trouvé de locataires. L’hypothèse que nous pourrions répéter "le syndrome Varsovie" ne peut pas être exclue, bien que ce ne soit pas une certitude", a dit Artur Silvestri.

"La grande affaire" avec des bureaux de classe A, érigés dans des espaces aménagés dans des zones résidentielles a été la suite "des mouvements rapides à caractère urbanistique". Dans la période 1995-1999, le prix des locations dans les bâtiments à bureaux était assez élevé et celui pour un mètre carré de construction était "raisonnable", soit moins de 80 dollars.

"Si voici 7-8 ans les prix de location d’un espace adéquat de bureaux dans un endroit considéré comme le plus luxueux de Bucarest, World Trade Center, se chiffraient à 35-38 dollars plus la TVA, à présent le prix courant ne dépasse pas 15-16 dollars, étant en baisse lente, bien que des voix soutiennent que la demande n’a pas diminué. C’est un paradoxe. La demande se maintient, mais les prix baissent...En réalité, l’époque des bâtiments de bureaux a terminé sa période en vogue et ce marché s’établit dans ses coordonnées normales.

Les compagnies se sont déjà fixées dans des espaces qui les définissent et les plus prévoyantes se sont fait construire leurs propres sièges", dit Artur Silvestri. Selon l’analyste immobilier, cet état du marché se "traduit" par "l’indigènisation" des compagnies internationales et leur établissement en Roumanie.

"Aujourd’hui, qui s’est établi dans ce type d’espace reste où il est et qui a considéré, comme Philip Morris, Tuborg, Vaillant et bien des autres, que le siège-campus était le plus adéquat, a fait le choix intelligent. Dans ce contexte, l’hypothèse que "le syndrome Varsovie" pourrait se répéter chez nous ne peut pas être exclue, bien que ce ne soit pas une certitude", a conclu Artur Silvestri.


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