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La facture : combien met le contribuable roumain dans le poche de ses décideurs


Le  samedi 19 juillet 2008

900 euros par an et par habitant – tel est le financement des institutions publiques centrales. La note est payé, mais seulement par les entreprises et les six millions de travailleurs salariés et professions libérales.

Deux cent soixante employés, à commencer par le président et ses conseillers techniques jusqu’aux gardiens et dactylographes. Un espace de plusieurs milliers de mètres carrés, pour lequel on doit payer l’électricité, l’eau ou le chauffage. Pour les voitures on doit acheter du carburant, pour les invités de haut niveau sont organisées des réceptions fastueuses, des fréquents voyages à l’étranger et la liste pourrait continuer. En 2008, le dépenses du Palais Cotroceni (ndlr : le siège du Président de la Roumanie) sera de 29,2 millions de lei (un peu plus de huit millions d’euros), 27,5 millions de cette somme provenant des contribuables. C’est-à-dire environ 1,25 lei ou bien 33 euro cent pour chaque roumain. Deux fois moins que ce que coûte la Maison Blanche à tous les américains ou le Palace Elysée à chaque français et pas moins de treize fois moins que ce que sortent les italiens de leur poche pour leur présidence de Rome.

À première vue, le montant alloué à Traian Basescu et ses subordonnés n’est pas grand. Mais si l’on tient compte des différences entre la Roumanie et les pays occidentaux en ce qui concerne le PIB par habitant et le budget public, nous changeons d’avis. Mais le vrai problème n’est pas que la consommation par habitant de la présidence des Etats-Unis est seulement deux fois plus de que Cotroceni, dans des conditions qui le budget par habitant des États-Unis est 6,5 fois plus élevé que la Roumanie. Le problème est qu’il existe à Bucarest des institutions publiques, qui consomment beaucoup plus que celles qui sont allouées à la présidence, sans que l’impact de ces dépenses sur la vie des roumains soit justifié.

Le service roumain de renseignements est, de loin, le champion de cette catégorie. Le SRI s’est vu attribué en 2008, un milliards de lei du budget de l’Etat, plus 320 millions de lei de prêts extérieurs. Le service de télécommunications spéciales a reçu quant à lui 335 millions de lei du budget, et le service de renseignements extérieures s’est satisfait de 215 millions de lei (plus de la moitié du montant sera dépensée sur les salaires). Aucun employé du service de protection et de surveillance ne peut se déclarer insatisfait : ils recevront des salaires, des primes et des augmentations d’une valeur brute de 91 millions de lei cette année - environ 4.500 par chaque sépépé (ndlr : Serviciului de Protectie si Paza). Doit-on dire encore que le montant représente environ les deux tiers du budget total de l’institution, soit 155 millions de lei.

« Il est difficile de savoir exactement ce que comprennent les budgets de ces institutions, compte tenu de la nature de leur activité. Il est possible que certaines grandes acquisitions ou investissements accroissent temporairement la part des dépenses des services d’information dans le PIB », montre Sorin Ionita, directeur de recherche de la Société académique roumaine. Il dit également que, pour avoir une image claire, il y aurait besoin de connaitre la part, dans le total, des budgets des autres institutions similaires dans d’autres pays.

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Article paru dans My Bank, traduit du roumain par Investir-Roumanie.


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