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La Roumanie n’a pas encore de concurrence puissante dans le secteur bancaire, estime le président de Finansbank

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Bucarest, 23 jan/Rompres/ - Le marché roumain ne se confronte pas pour le moment à une concurrence puissante dans le secteur bancaire, affirme le président de Finansbank, Tamer Ozatakul.

"Le secteur bancaire de Roumanie peut se développer encore, surtout quant à la participation de l’actionnariat étranger aux capitaux des banques commerciales, chose dont témoignent nos activités dans le pays, où nous avons acheté une banque en 2000 et cru les actifs depuis 50 millions de dollars en 2000 à plus de 700 millions de dollars en 2005", a déclaré à la Rompres Tamer Ozatakul.

Les banquiers ne sont pas contents des nouvelles réglementations de la Banque nationale visant la limitation du crédit à la consommation. Ce type de crédit est devenu un danger pour la banque centrale qui essaie de limiter la croissance du déficit du compte courant et maintenir une inflation basse, relève Ozatakul.

Même si des restrictions existent de la Banque nationale quant au crédit à la consommation, notamment en devises, la demande du marché continuera de développer l’activité de détail des banques", a-t-il dit. "Si on prend en compte les chiffres macroéconomiques de Roumanie de l’an dernier, on constate un progrès de 65 % des crédits et de 23 % des dépôts, ce qui signifie qu’en 2005 on a crédité plus qu’on n’a épargné. C’est une situation raisonnable.

Les clients souhaitent prendre davantage de crédits pour leurs propres besoins parce qu’ils veulent avoir les biens immédiatement et non épargner pour réaliser la somme nécessaire. C’est une tendance normale pour la Roumanie", a expliqué le président de Finansbank.

Il estime que l’évolution de l’inflation et les petits taux d’intérêt existants n’encouragent pas l’épargne. "Quant à l’inflation et aux taux d’intérêt, on a constaté en 2005 une inflation de 8,5 % et le taux moyen des intérêts aux dépôts du marché s’est situé aux alentours de 5,5-5,6 %.

Si on prend en compte la différence entre l’inflation et les taux d’intérêt aux dépôts, on observe que celle-ci ne justifie pas l’épargne. Autrement dit, les taux d’intérêt aux dépôts sont reéllement négatifs, ce qui décourage le placement de l’argent dans des dépôts. Dans ce contexte, ceux qui ont de l’argent le placent dans des investissements, immeubles et ceux qui ne disposent pas en totalité des sommes nécessaires les complètent par un crédit", a précisé Ozatakul.

Le système bancaire roumain a progressé en 2005 de 49 %, Finansbank ayant une croissance de 18 %. La banque a actuellement une part de marché de 3,5 % au crédit à la consommation, étant la première banque de Roumanie à avoir introduit ce type de crédit.

Tamer Ozatakul estime que la Roumanie enregistre une bonne évolution économique, se dirigeant fermement vers l’UE.


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