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La Roumanie est le principal pays d’Europe sur la carte des investissements autrichiens, affirme un diplomate autrichien

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Bucarest, 18 jan /Rompres/ - L’avantage de la taxe unique, l’économie libérale et le potentiel du marché ont fait de la Roumanie le numéro un sur la carte des investissements autrichiens en Europe, affirme Walter Friedl, conseiller commercial de l’Ambassade d’Autriche en Roumanie, cité cette semaine par la revue Capital.

L’enthousiasme de l’officiel autrichien pourrait paraître légèrement exagéré, si n’était d’ores et déjà notoire le fait que, par l’acquisition de la société Petrom et de la Banca Comerciala Romana (BCR), le pays a rattrapé, au chapitre des investissements, des Etats européens comme les Pays-Bas, la France ou l’Allemagne.

Dans les 16 années passées depuis l’ouverture des marchés de l’Europe centrale et du Sud-Est, la Roumanie s’est avérée le pays le plus profitable pour les Autrichiens. Ils y ont investi huit milliards d’euros, créé 4 000 compagnies et multiplié par dix leurs gains, relève la revue Capital.

Walter Friedl connaît la Roumanie depuis deux décennies environ et il dit n’avoir jamais eu de doute que la Roumanie sortirait un jour du cône d’ombre sous lequel elle se trouvait et qu’elle serait traité sur un pied d’égalité comme tout autre Etat européen.

Un fait encourageant, sachant que des politiciens autrichiens importants étaient jusque récemment les adeptes du report de l’adhésion de la Roumanie à l’Union européenne, pour des raisons d’opportunité de l’élargissement à un Etat qu’ils n’estimaient pas préparé à faire face aux standards communautaires.

Mais les hommes d’affaires autrichiens avaient une image toute différente de la Roumanie, les arguments en faveur de la Roumanie ayant acquis un poids particulier par la privatisation de la Petrom et de la BCR.

La période autrichienne de la présidence tournante du Conseil européen coïncide, pour la Roumanie, avec le débat de deux porblèmes majeurs. Le premier, qui est aussi le plus important, consiste dans l’évaluation, au mois de mai, par la Commission européenne, de l’accomplissement des critères de l’adhésion. Le deuxième, à savoir la ratification du Traité d’adhésion, est une épreuve que la Roumanie passera partiellement pendant les six mois de la présidence autrichienne, lorsque ce document devra être ratifié par les parlements autrichien et finlandais.

Se rapportant à l’évaluation de la Commission européenne, le député libéral Mircea Cosea, observateur au Parlement européen, se déclare optimiste, affirmant que l’évaluation ’’sera positive’’ et que la Roumanie adhèrera à l’Union européenne à la date prévue.

L’ambassadeur d’Autriche à Bucarest, Christian Zeileissen, cité par la revue Capital, soutient, également, que la ratification du Traité d’adhésion de la Roumanie et de la Bulgarie par le parlement autrichien ne posera pas de problèmes, son pays ayant hâte, par contre, de remplir cette formalité le plus tôt possible.


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