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Interview avec M. Gheorghe DOBRA, directeur général de ALRO S.A. - Slatina, producteur d’aluminium en Roumanie


Le  dimanche 2 avril 2006

REMERCIEMENTS : Cette interview vous est offerte par l’intervention prompte et professionnelle de :

Mme. Carmen BOUET, Traduction-Interprétariat Roumain-Français / Experte assermentée près la Cour d’Appel de Lyon

> Tél. : (+33) 04 72 82 99 51

> Tél. cellulaire : (+33) 06 72 00 42 57

> E-mail : carmen.bouet@free.fr


Bonjour Monsieur DOBRA,

Je vous saurais gré, si vous acceptez de répondre aux questions suivantes :

1. Quelle est votre opinion au sujet du rôle des investissements étrangers directs dans une économie comme celle de la Roumanie ?

G.D. : Les Investissements Etrangers Directs (IED) ont un impact positif sur la Roumanie, car la stratégie et les intérêts des entreprises qui investissent en Roumanie, sont étroitement liés aux caractéristiques du milieu économique, ainsi qu’à la législation spécifique.

Le rythme de restructuration et de développement de l’économie roumaine est un élément clé dans la perspective de l’adhésion de la Roumanie à l’Union Européenne prévue pour le 1er janvier 2007. Dans cette perspective, les investissements étrangers directs ont un rôle significatif dans la restructuration de la macroéconomie roumaine.
Les Investissements Etrangers Directs en Roumanie, représentent, d’une part la preuve de la compétitivité des certains secteurs économiques, et d’autre part, de la viabilité du processus des investissements pour les secteurs concernés.

<doc223|left> Selon les dates provisoires centralisées par la Banque Nationale de la Roumanie (BNR), il résulte que les investissements étrangers directs (ISD) des premiers onze mois de l’année 2005, représentent un montant de 4.436 milliards euros, soit 105,6 % en plus par rapport à l’année précédente.

Conformement à l’Agence Roumaine pour les Investissements Etrangers (ARIS), les investissements étrangers directs en Roumanie ont atteint, durant les premiers onze mois de l’année passée, un niveau record, supérieur à celui réalisé en 2004, en allant au-delà des plus optimistes prévisions ; pour l’année 2005, il est estimé un volume des investissements d’approximatif 6 milliards €. Cette situation démontre la confiance des investisseurs étrangers dans l’économie Roumaine.

Le nombre des entreprises qui vont investir en Roumanie ne cessera d’augmenter, grâce aux milieux des affaires attrayants, à la stabilité de la législation, ainsi qu’à l’adhésion proche de la Roumanie à l’Union Européenne.
Selon le top "Best Rating" réalisé par l’Agence française de rating Coface, un nombre de 159 compagnies Roumaines sont non seulement d’excellents partenaires d’affaires, mais en plus, ce sont des compagnes fiables par rapport au risque commercial.

Parmi celles-ci, figure aussi la compagne ALRO Slatina, le plus grand producteur d’aluminium premier et d’alliages en aluminium du Centre et du Sud de l’Europe.
Depuis plusieurs années, ALRO Slatina a réalisé des investissements importants, qui malgré les coûts importants, ont représenté des investissements nécessaires pour l’amélioration des technologies de fabrication, tout en tenant compte de la réduction des consommations spécifiques et de l’amélioration des paramètres de performance.

<doc224|left> Il faut signaler que cet effort concernant les investissements pratiqués par ALRO S.A. a été soutenu par des ressources monétaires internes, sans augmentation des crédits d’investissement, et cela grâce à la productivité annuelle en permanente augmentation, ajoutée aux possibilités réelles de vente du produit en aluminium premier aussi bien à l’étranger, que sur le marché interne.

Pendant la période 2002 - 2005, S.C. ALRO S.A. a investi la somme totale de 94.937.000 US$, dont la somme de 22.613.000 US$ a été investie pour la protection du milieu, conformement aux données du tableau ci-dessous :

  • 2002 - Total des investissements directs réalisés par ALRO S.A. : 21.814.000 US $, dont pour la protection de l’environnement : 5.829.000 US $ ;
  • 2003 - Total des investissements directs réalisés par ALRO S.A. : 22.928.000 US $, dont pour la protection de l’environnement : 8.360.000 US $ ;
  • 2004 - Total des investissements directs réalisés par ALRO S.A. : 35.874.000 US $, dont pour la protection de l’environnement : 8.176.000 US $ ;
  • 2005 - Total des investissements directs réalisés par ALRO S.A. : 14.321.000 US $, dont pour la protection de l’environnement : 248.000 US $ ;

TOTAL pour la période : 94.937.000 US $, dont 22.613.000 US $ pour la protection de l’environnement.

ALRO S.A. a réalisé beaucoup de projets dans le passé, et elle continue d’avoir des projets d’investissements dans les domaines suivants :

- La protection de l’environnement ;
- Le remplacement des équipements électriques, technologiques, en vue d’une fonctionnalité sans risques
- L’augmentation des profits afin de

  • Consolider et continuer d’augmenter la position d’ALRO S.A. sur le marché international de l’aluminium.
  • Diversifier la production de l’aluminium grâce au développement d’intégration sur la verticale et la réalisation des produits avec valeur ajoutée.
  • La diminution de toutes les composantes des coûts et de l’amélioration du rapport prix/qualité pour l’amélioration de la compétitivité de l’entreprise.

2. Comment décririez vous la typologie des investissements étrangers directs français en Roumanie à l’heure actuelle ? (du point de vue de l’étendue, de l’implication en rapport avec d’autres pays occidentaux qui investissent etc....)

G.D. : Eu égard les bonnes relations économiques, de très longue date, existantes entre la Roumanie et la France, et tenant compte du fait que la France a soutenu en permanence l’adhésion de la Roumanie auprès des structures Euroatlantiques (OTAN), ainsi qu’auprès de l’Union Européenne, il était prévisible que les investissements étrangers directs français arrivent comme une condition naturelle dans la perspective de l’adhésion de la Roumanie au marché européen commun.

Par exemple, les français investiront pendant l’année 2006, 40 millions € dans un supermarché à Galati. Cet investissement a été annoncé par le groupe français Union Investissements, qui, durant le mois de mai 2006, démarrera à Galati la construction du deuxième "Euromall" en Roumanie. Cet investissement va créer 3.000 emplois approximativement. Pour le premier Euromall, qui sera inauguré au début de cette année à Pitesti, les français ont investi 32 de millions €. Les complexes commerciaux construits en Roumanie par cette société ont été, par ailleurs, les premiers complexes construits en dehors de l’Hexagone.

Cela dit beaucoup sur le dynamisme français en Roumanie !

3. Quel est, d’après vous, l’investissement minimum, en temps et en argent, pour un investisseur étranger qui souhaitera créer une filiale de production avec 100 employées en Roumanie et dans un projet de type « greenfield » - à partir de zéro ?

G.D. : Ca dépend du domaine dans lequel il souhaite réaliser l’investissement respectif. Pour répondre directement à votre question, je peux préciser qu’une entreprise avec 100 employées en Roumanie est considérée comme une entreprise moyenne, qui peut réaliser, conformement à la législation en vigueur, un chiffre d’affaire annuel jusqu’à 50 millions d’euros net (équivalent en lei) en ne détenant pas des actifs qui dépassent la somme de 43 millions d’euros.

Un investisseur étranger qui voudrait "remettre dans le bon chemin" une telle entreprise, d’abord devrait-il connaître très bien la législation spécifique au domaine concerné, et ensuite il devra prendre en compte le fait que le temps et les sommes à investir dépendent du profil et de l’activité concernée.

La Roumanie est un pays attractif pour les investisseurs étrangers. Ce constat résulte du grand nombre des sociétés commerciales avec participation étrangère au capital social nouveau, enregistrées en Roumanie durant les 11 mois de l’année 2005, respectivement 10.748 sociétés.

En comparaison avec les 11 mois de l’année 2004, on peut constater une augmentation de 16.3% de l’intérêt des partenaires étrangers pour créer des sociétés commerciales en Roumanie.

Il est en même temps évident que le Gouvernement roumain considère que l’augmentation des investissements étrangers peut être un facteur de croissance économique et de développement pour la Roumanie. Et la Roumanie atteindra en 2006 un nouveau record absolu, en ce qui concerne le volume de capitaux étrangers investis dans l’économie, et dont le montant est de 5,5 milliards d’euros.

4. Selon vous, quels sont les obstacles qui pourraient stopper les investissements étrangers directs à l’heure actuelle en Roumanie ?

G.D. : Il n’existe pas des obstacles, qui pourraient stopper les investissements étrangers directs à l’heure actuelle en Roumanie. Au contraire, comme je l’ai déjà précisé dans ma réponse précédente, il existe des agences spécialisées pour promouvoir les investissements étrangers directs en Roumanie. En Roumanie le nombre de micro-entreprises à capital étranger ne cesse d’augmenter. Dans ce sens, on a prévu en Roumanie des seuils financiers, qui ont pour but d’encourager la création de nouvelles entreprises, plus particulièrement dans la phase de start-up.

5. Quelles sont les solutions pour éviter ces obstacles ?

G.D. : Non concerné.

6. Comment envisagez-vous le rôle d’un manager roumain dans le cadre d’une filiale d’une entreprise étrangère en Roumanie ?

G.D. : Le rôle d’un manager dans une entreprise multinationale installée en Roumanie, doit être bien défini dans la perspective du développement de l’entreprise dans laquelle il intervient.

Le manager évalue les points de vue concernant le milieu des affaires actuel, analyse et impose les meilleures pratiques d’organisation, afin d’obtenir une perspective globale plus large, en ce qui concerne les affaires de l’entreprise multinationale dans laquelle il évolue.
Le manager analyse aussi et apporte des concepts et des idées pour développer la stratégie de l’entreprise, en vue de créer de la plus value en faveur de l’entreprise et des actionnaires, en même temps il prends des mesures d’organisation nécessaires pour que les salariés et l’entreprise soient dirigées de la façon la plus efficace. Le manager cible la réussite des objectifs de l’entreprise dans laquelle il opère, en outilisant l’ensemble des ressources dont il dispose : le potentiel humain, et matériel, les espaces, le temps.

C’est bien connu le fait que le manager exerce une profession qui demande un niveau élevé de connaissances et de pratique, dont la maîtrise demande un long processus de formation et de perfectionnement. Je dois préciser aussi que la majorité des entreprises multinationales présentes en Roumanie et qui font appel à un personnel Top et Middle Management, demandent aux candidats d’avoir, en plus des études supérieures nécessaires, une vaste connaissance du domaine de l’administration des affaires (MBA).

Je vous remercie d’avance pour vos réponses, Monsieur DOBRA, et je vous souhaite beaucoup de succès pour le développement de ALRO S.A. par la suite. Florin CONSTANTIN - interview réalisée par e-mail au mois de janvier 2006

Tous droits réservés : (c) www.investir-roumanie.com


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