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2006, encore une année très profitable pour les joueurs en bourse en Roumanie


Le  dimanche 28 janvier 2007

Article publié sur www.gandul.info, auteur Mme. Loredana VOICULESCU, le 27 décembre 2006. Traduit par www.investir-roumanie.com avec le soutien de StrateGEst Europe Consulting (Lyon). Remerciements à Mlle. Daiana COLTAN.


L’année 2006 a été très profitable pour ceux qui ont investi en bourse, par rapport à ceux qui ont préféré les placements dans d’autres moyens classiques d’investissement financier ou les dépôts bancaires. La bourse d’instruments dérivés de Sibiu a apporté les plus gros profits aux joueurs, qui resteront néanmoins marqués par certaines émotions. Leurs profits se sont élevés parfois à dix fois la somme investie, mais ceux qui ont pris trop de risques ont quand même beaucoup perdu.

Concernant l’évolution de la bourse, 2006 a apporté la plus basse augmentation du marché, l’indice BET, qui caractérise l’évolution des sociétés les plus profitables, augmentant seulement de 22 % par rapport à 2005.

Les courtiers attendaient des gains plus faibles que ceux des années dernières. "L’évolution de la bourse a été positive cette année, mais légèrement en-dessous des attentes. Il y a eu une consolidation du mécanisme boursier et du comportement des investisseurs sur le marché", selon M. Alin BRENDEA, directeur chez Prime Transaction.

M. Iulian PANAIT, le président de KTD Invest, compagnie de consultance sur le marché du capital, estime que l’évolution des milieux financiers roumains a été positive en 2006 dans tous les domaines. "Nous avons été à l’abri de grands éclats financiers durant toute cette période et les rendements offerts par la grande majorité des moyens de placement ont été positifs. Bien entendu, seuls les dépôts bancaires en monnaie étrangère font exception, mais cela se passe comme ça depuis plusieurs années, et il y a eu tant de signes que ces modalités d’investissement ne sont plus rentables que ceux qui continuent d’y persister ne sont plus à plaindre. Concernant la bourse, 2006 a été une année de croissance, tous les indices augmentant de plus de 20 %. L’indice le plus performant a été celui qui mesure l’évolution des SIF, avec plus de 32 % d’augmentation", a ajouté M. Iulian PANAIT.

Des rendements trois fois plus élevés que ceux des dépôts bancaires

Même si les bénéfices boursiers ont été moins élevés que dans les années précédentes, ils restent tout de même trois fois plus grands que les intérêts bancaires. "L’année 2006 a apporté des bénéfices plus élevés à la bourse que ceux offerts par le marché monétaire, l’augmentation des indices boursiers étant trois fois plus grande par rapport aux intérêts des dépôts bancaires. Pourtant, des bénéfices de 22 % pour l’indice BET et de 32 % pour le BET-FI (indice financier) ont été attendus par les analystes, plus bas que pendant les dernières années, ce qui signifie que le marché du capital autochtone commence à trouver un équilibre", affirment les représentants de la société Intercapital Invest. Ceux qui ont gagné davantage ont été les investisseurs avec expérience. "Les investisseurs ont eu parfois beaucoup à craindre à cause des variations assez importantes des indices pendant l’année, influencées surtout par des facteurs extérieurs et politiques et rarement par des raisons purement économiques. Ces variations ont fait que les investisseurs expérimentés ont eu des bénéfices plus substantiels", selon les courtiers de Intercapital Invest.

Cependant, une comparaison entre les différentes formes d’investissements montrerait, selon M. BRENDEA, des profits boursiers "satisfaisants", des rendements des dépôts bancaires "décevants" et des rendements des fonds d’investissements "dépendants de la performance de chacun, au cas par cas". Les plus grands gains, marqués tout de même par les plus grandes émotions, ont été enregistrés cette année sur le marché d’instruments dérivés de Sibiu. "Mais attention, parmi ceux-là il y en a eu qui ont beaucoup perdu. A la deuxième place des gains nets se trouvent les placements en transactions boursières classiques. Par exemple, les investisseurs qui ont investi pendant le mois de janvier 2006 dans des titres de SIF Moldavie et SIF Transylvanie ont gagné environ 40 % jusqu’à la fin de l’année. Les fonds d’actions les plus performants ont enregistré des profits d’environ 25 à 28 %. Cependant, les fonds diversifiés et ceux à caractère monétaire ou d’obligations ont eu une évolution faible, comparable à celle des dépôts bancaires ou aux titres d’Etat, car ils ont enregistré des bénéfices d’au maximum 8,5 % sur toute l’année", analyse le président de KTD Invest.

La politique et l’adoption du Code Fiscal - des facteurs qui ont eu une influence négative sur le marché

Selon M. Alin BRENDEA, l’entrée en bourse de la société Transelectrica, le non aboutissement de la fusion BVB (bourse de Bucarest) - BMFMS (bourse de Sibiu), la modification de l’article concernant les titres SIF (titres des sociétés d’investissement financier) dans la loi du marché de capital, mais aussi les discutions sur le Code Fiscal ont été les principaux facteurs qui ont influencé le marché. Ils ont tous contribué à l’augmentation de la volatilité et implicitement aux émotions des courtiers et de leurs clients. Mais le facteur qui a influencé le plus le marché a été la politique. "Il n’y a pas eu beaucoup d’impacts sur le marché. La proposition de fusion des deux bourses a été refusée par les actionnaires de la Bourse de Valeurs de Bucarest, et donc elle ne s’est pas conclue, mais cela était assez prévisible. On peut dire que le plus grand impact sur la bourse l’a eu la politique et l’adoption du Code Fiscal. Malheureusement, à chaque fois leurs influence a été plutôt négative", affirme M. Iulian PANAIT.

En ce qui concerne la capitalisation de la bourse, elle a augmenté d’environ 3 1%, suite notamment à la cotation de Transelectrica qui est une société de grande taille. "Les marchés primaire et secondaire des obligations ont enregistré un grand succès cette année, à la Bourse de Bucarest ayant lieu la plus grande transaction de tous les temps avec l’allocation des obligations de la Banque Mondiale - 525 millions de RON, l’émetteur montrant qu’il fait confiance au marché de capital autochtone", selon les représentants de la compagnie Intercapital Invest. En outre, certaines autres banques locales ont réalisé des offres primaires d’obligations à travers de la bourse cette année, comme la Banque Commerciale Roumaine et la Banque Commerciale Carpatica. Après leur cotation, les obligations de la Banque Mondiale ainsi que celles de la Banque Carpatica ont fait l’objet d’un nombre particulièrement élevé de transactions.

Le financement des compagnies à travers de la bourse - actuellement en stade de projet

Demandés quelles seront les principales mesures qu’ils auraient prises s’ils étaient à la tête de la BVB, les courtiers affirment qu’ils auraient fait tout leur possible d’avoir plus d’émetteurs côtés et d’utiliser la bourse comme un réel instrument de financement des affaires autochtones viables.

"L’introduction à la transaction d’instruments dérivés est, selon moi, le plus important pas que la bourse doit faire en 2007.", a affirmé M. Iulian PANAIT, président de KTD Invest.

"L’évolution de la bourse a été positive cette année, mais légèrement en dessous des attentes. Il y a eu une consolidation du mécanisme boursier et du comportement des investisseurs sur le marché", souligne M. Alin BRENDEA, directeur chez Prime Transaction.

"Nous sommes restés heureux durant une période de gros scandales financiers, les rendements offerts par la majorité des instruments de placements étant restés positifs", conclut M. Iulian PANAIT, président de KTD INVEST.

"Les investisseurs ont eu beaucoup d’émotions, face à des volatilités particulièrement élevées de tous les indicateurs pendant l’année 2006, des fois à cause de facteurs extérieurs et politiques et, beaucoup plus rarement, à cause des facteurs économiques" s’accordent à dire les brokers interviewés.

Le top 10 des actions roumaines "gagnantes" en 2006 :

1. COS Targoviste 721 %

2. ARTROM Slatina 242 %

3. ROMPETROL WELL SERVICES Ploiesti 240 %

4. TRANSELECTRICA 101 %

5. AEROSTAR Bacau 96 %

6. ANTIBIOTICE Iasi 78 %

7. ALRO Slatina 73%

8. SANTIERUL NAVAL Orsova 70 %

9. SINTEZA Oradea 64 %

10. CARBOCHIM Cluj Napoca 61 %


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